• Accueil
  • > Recherche : politiques templiers
( 7 mai, 2017 )

L’Ordre templier et les Cathares

L’Ordre templier et les Cathares 

 

Amleto Spicciani, analysant les rapports d’Innocent IV avec le Temple au moment de la perte définitive de Jérusalem en 1244, écrit:

« Les templiers ont pris place, en somme, dans les objectifs de la politique pontificale, par leur caractéristique essentielle, la vocation militaire; de la même façon que, par exemple, le pape a utilisé les ordres mendiants pour ses initiatives diplomatiques en direction des Mongols, ou pour les débuts de l’évangélisation missionnaire en Asie et en Afrique, ou pour la récente Inquisition. »

En somme, partout où la papauté avait besoin d’un bras militaire, elle devait pouvoir compter sur les templiers et les autres ordres militaires. À partir du moment où la papauté utilisait la croisade et ses institutions hors du champ traditionnel de la Terre sainte et de la péninsule Ibérique, contre les schismatiques, contre les hérétiques, contre ses ennemis politiques, elle estimait que les ordres devaient participer à ses initiatives. Or elle n’a pas réussi à leur imposer cette manière de voir. Les ordres religieux-militaires refusèrent de s’engager sur d’autres terrains que celui de la défense de la Terre sainte, de la Reconquête en Espagne, de la lutte contre les païens en Baltique.

Ainsi la participation des ordres militaires à la croisade contre les Albigeois fut marginale. L’Ordre templier parait avoir été bienveillant à l’égard non des cathares mais du comte de Toulouse; l’ordre était solidement établi dans la ville et sa région. Manifestation de cette bienveillance: il donna une sépulture à l’allié de Raymond VI de Toulouse, le roi d’Aragon Pierre II, tué à la bataille de Muret en 1213; il accueillit Raymond VI, bien qu’il fût excommunié. Raymond prit l’habit de l’Ordre sur son lit de mort.

Les Templiers ont, également, été proches des croisés du nord de la France. Guillaume de Tudèle raconte qu’après le sac de Marmande, en 1219, le prince Louis, fils de Philippe Auguste, se dirige vers Toulouse. Son armée comprend des Français, des Champenois, des Flamands; elle est accompagnée par « les abbés, les archevêques, les évêques, les templiers, les moines blancs et noirs, les chanoines, qui sont au nombre de cinq mille. Tous les clercs prêchent et ordonnent de tout massacrer.» Ces templiers ne sont pas des templiers de la région; et l’on note avec intérêt que Guillaume les place parmi les clercs, non parmi les combattants. Simon de Montfort aussi, qui, le 1er décembre 1212, faisait approuver les coutumes à suivre dans les pays conquis sur les hérétiques par douze électeurs, dont quatre ecclésiastiques: les évêques de Toulouse et du Couserans, un templier, un hospitalier.

Pour le texte complet, veuillez contacter la Commanderie Roncelin de Fos

Article de : ‡F. Chev. G+ Patrick  J.

Bailli OSMTH FRANCE –  Région PACA-CORSE

Ambassadeur National du Grand Prieuré Général de France des Templiers de Jérusalem

 

Publié dans 3 - Fonds documentaire par
Commentaires fermés
|