( 7 avril, 2017 )

Les Commandeurs d’Avignon

Maison du Temple d’Avignon

Localisation: Maison du Temple d’Avignon

Maison du Temple d'Avignon

On ne sait pas comment fut fondée la maison du Temple d’Avignon et le cartulaire de la commanderie du Port de Rognonas ne donne aucun renseignement à ce sujet. La seule chose dont nous puissions être convaincus reste dans le fait qu’il y avait des relations très étroites entre les commanderies d’Arles et d’Avignon. Cette union se rencontre dans le titre donné aux supérieurs pendant près de cinquante ans: commandeur d’Arles et d’Avignon uniquement lorsque le supérieur traitait des affaires concernant cette dernière. Toutefois quelques commandeurs titulaires seront signalés au XIIIe siècle, mais ce sera après le chapitre général de 1270 qu’Avignon aura une liste de commandeurs titulaires bien à elle, et cela correspond à un fait politique: la ville devint dépendante du comte de Provence de la maison d’Anjou.

Quoiqu’il en soit, la maison du Temple en tant que construction est connue depuis 1174. Au fur et à mesure de la lecture des actes nous constatons que la commanderie comprenait deux maisons: l’une à l’intérieur de la ville et la seconde sur la Durance que l’on appelait le Port de Rognonas. Les templiers avaient d’ailleurs un important domaine sur la rive gauche de la Durance au lieu dit encore de nos jours Les Templiers. Les frères de l’Ordre pratiquaient l’élevage et la culture mais c’est surtout sur le péage qu’ils eurent à intervenir.

La maison du Port de Rognonas est surtout intéressante par les donations qui y furent faites au XIIe siècle. Les biens s’étendaient sur les territoires de Graveson et de Maillane. Le premier commandeur que nous connaissions s’appelait Raymond. Nous le trouvons dans un acte de donation passé le 13 mars 1214. La liste que nous donnons laisse bien entrevoir la liaison durable entre Arles et Avignon.

Les Templiers de la future ville papale avaient une chapelle bien à eux, mais pas d’église ouverte au public. Ce ne sera qu’en 1273 que l’évêque permettra à Guigues, commandeur d’Avignon de posséder une église et un cimetière avec tous les droits de paroisses.

Maison du Temple d’Avignon

La maison du Temple d’Avignon, dès l’origine, prend place dans la paroisse Saint-Agricol, un quartier périphérique en plein développement incluant notamment le bourg de la « Vinea episcopalis

Or, le voisinage immédiat de la commanderie avec ce bourg relevant de la seigneurie épiscopale conduit à penser que la cession du terrain initial a été effectué par l’évêque. Pour autant, il serait bien téméraire de proposer le nom d’un prélat.

Avignon connaît d’abord une longue atonie: si la maison est créée dès les années 1170, les acquisitions ne débutent vraiment qu’au milieu du XIIIe siècle. L’accumulation repose avant tout sur des achats, même s’il y eut toujours quelques donations.
Ceci peut expliquer que la richesse acquise par les commanderies immédiatement postérieures – Arles, Saint-Gilles – ou a fortiori un peu plus tardives – Montfrin, Avignon – se soit fondée avant tout sur des achats. Il est patent, en effet, qu’en ville, l’accumulation repose d’emblée sur une politique planifiée d’achats. Sans doute y trouve-t-on moins de donateurs car il y a moins à donner: au sein d’espaces déjà bien occupés et valorisés, les opportunités de dons sont sans doute plus rares et les concurrences économiques plus vives.
Le cas d’Avignon montre bien le processus de création d’une commanderie secondaire à partir d’une maison-mère: c’est en effet le commandeur d’Arles Guilhem de Solliès qui assure les débuts du nouvel établissement entre 1188 et 1198 en gérant les acquisitions foncières.

Il opère alors sous le titre de « preceptor domus milicie Arelatensis et Avinionensis »: « Chartier du Temple d’Avignon. »
Ses successeurs portent encore la double titulature et ce n’est que très tardivement, une fois sans doute l’emprise foncière suffisamment établie, que la maison d’Avignon s’affranchit de celle d’Arles en obtenant son propre commandeur.
Dès 1213, la maison a un commandeur attitré, mais par la suite, on retrouve à de nombreuses reprises des dirigeants de la maison d’Arles à sa tête. Ce n’est qu’à partir de 1263 sous Géraut, qui termine sa carrière à Avignon (1263-1268) après un très long préceptorat à Arles (1239-1263), que le titre unique de commandeur d’Avignon est définitivement reconnu.

Le statut de commanderie ne suppose pas obligatoirement la présence d’un lieu de culte: la maison d’Avignon doit avoir ce titre dès le début du XIIIe siècle, si ce n’est avant, et n’obtiendra pourtant une chapelle qu’en 1273:

Les Templiers ont commencé à acquérir des biens en 1174, mais ils ont peut-être pris pied dans la ville vers 1150, selon l’interprétation que l’on fait de la clause d’exclusion de certains groupes privilégiés (églises, chevaliers, comte) inscrite dans les transactions effectuées par le chapitre. Ainsi à cette date, le chapitre vend une maison « exceptis militibus et eorum filiis, comitibus et eorum baiulis, hospitalibus et cavallarie et clericis, preter nos », Cartulaire du Chapitre de Notre-Dame de Doms, nº 120. « Cavallarie » pourrait en effet s’appliquer aux Templiers. La maison, elle, est citée pour la première fois en 1197: « Chartier du Temple d’Avignon »

Si cette expansion territoriale est représentative d’une importante commanderie, celle d’Avignon, réalisée tardivement, apparaît par contraste modeste. Les biens agricoles acquis ici sont beaucoup plus proches de la ville qu’ils ne le sont à Arles. C’est en effet dans l’espace périurbain voisin de la commanderie que le premier noyau foncier est constitué (fig. 12). Les actes les plus anciens portent sur l’Estel, un terroir enrichi par les alluvionnements du Rhône. Mais c’est surtout dans les années 1250-1260 que l’ordre accentue là sa prise de possession: « Chartier du Temple d’Avignon. »

Les Templiers y tiennent des jardins, qu’ils concèdent en emphytéose: « Chartier du Temple d’Avignon. Si de rares jardins atteignent 8 éminées, leur taille moyenne est modeste: un quart d’éminée pour la plupart, c’est-à-dire 213 m2 environ (d’après l’équivalence donnée par A.-M. Hayez, « Les bourgs », page 92) »

A Avignon, il possédait un four à pain au quartier de la Mercerie: « Chartier du Temple d’Avignon, nº 15 (16 mars 1223). Mais ces droits ne sont pas forcément très rémunérateurs: en 1213, l’ordre préfère échanger sa part sur un four contre des droits sur un jardin à l’Estel, nº 10. »

Peut-être relativement tôt, ils ont traversé le Rhône pour rassembler quelques vignes et oliviers à Monteau (de nos jours il reste en souvenir, le Chemin de Monteau): « Chartier du Temple d’Avignon. »

Un peu plus tardivement, ils s’intéressent surtout à une autre partie du territoire communal, de l’autre côté de la Durance. Ils s’efforcent d’y constituer un ensemble cohérent par achats et échanges, avec l’aide d’un protecteur influent, Peire de la Milice: « Chartier du Temple d’Avignon et interventions de Peire de la Milice. »

C’est là qu’ils implantent l’unique grange de la commanderie, mentionnée seulement en 1308. Toujours après 1250, ils rassemblent également des terres au Clos de Piccarel, notamment grâce aux dépossessions de la famille du même nom « Chartier du Temple d’Avignon. Il s’agit de terres à blé, dont les surfaces varient entre 2 et 10 éminées, soit de 1700 m2 à 5800 m2 environ. »
Trois pôles fonciers périurbains se détachent donc: l’Estel, le Clos de Piccarel et le terroir de Rognonas-Barbentane. L’accumulation ne démarre vraiment qu’à partir du milieu du XIIIe siècle et malgré des efforts intenses, la commanderie d’Avignon restera d’importance moyenne.

Comme à Avignon, le patrimoine immobilier est dans sa grande majorité composé d’hôtels, c’est-à-dire de demeures construites pour durer. Outre le voisinage de la commanderie, la prépondérance écrasante de la paroisse de la Major s’explique par le fait qu’il s’agit d’un quartier périphérique relevant du Bourg Neuf, en plein développement au moment où les Templiers investissent la ville. Les possibilités d’acquérir des constructions, voire d’y faire bâtir de nouvelles maisons – mais les sources sont peu disertes là-dessus -, sont donc sûrement plus ouvertes que dans le centre ancien de la Cité et du Vieux Bourg tenus par l’archevêque et par les chevaliers.

Dans ce quartier du Bourg Neuf, tenu de l’archevêque par les Baux, le comte de Provence possédait avant 1207 une large bande de terrain longeant le Rhône. Or, puisque c’est précisément dans ce secteur qu’il faut situer la maison templière, l’hypothèse d’une concession du terrain par le comte – alors Raimon Bérenger II – n’est pas à exclure. A Avignon, même s’il faut attendre une date assez avancée (1259) pour vérifier la présence des Templiers dans la paroisse Saint-Agricol, il est probable que ceux-ci s’implantentdès l’origine à l’endroit où s’élève aujourd’hui leur chapelle 

Plan de la commanderies du Temple.

Templiers.net

Il s’agit, là encore, d’un secteur marqué par une urbanisation rapide: le bourg dit de la Vigne épiscopale se lotit, tandis que les Avignonnais élèvent leur enceinte. La commanderie prend place à l’intérieur, tout près d’une porte: L’enceinte est sûrement érigée lorsque l’ordre implante sa maison,

Les données textuelles et archéologiques ont permis de préciser le cadre topographique de l’installation templière, La situation intra muros reste pourtant relativement rare.

La mainmise templière sur les biens urbains à Nîmes, Avignon et Arles illustre une constante dans la politique foncière des ordres militaires. A Aix, le chartrier, bien qu’à l’état d’épave, permet de deviner que les Templiers ont cherché à regrouper leurs maisons et que les rentes perçues sur ces dernières étaient largement complétées par les vignes périurbaines et les jardins. 

L’église templière de Notre-Dame de Bethléem à Avignon constitue, avec Saint-Jean d’Aix, le plus ancien témoin provençal d’une architecture gothique importée du nord de la France. De taille plus modeste, elle ne bénéficie pas d’un éclairage documentaire équivalent à celui de la fondation aixoise. Toutefois, la stricte parenté stylistique et la synchronie des deux constructions invitent à s’interroger sur le rôle que put jouer, à Avignon également, le prince angevin, seigneur de la ville. Il ne s’agit pas d’un patronage aussi clair qu’à Aix, car celui-ci aurait probablement laissé quelques traces dans les registres angevins, soit à Naples, soit en Provence. Mais il est possible que Charles Ier ait eu une part, au moins indirecte, dans la construction de cette chapelle. Livrons quelques indices à l’appui de cette hypothèse. Il faut d’abord rappeler que, dans cette ville, le développement tardif de l’ordre coïncide nettement avec la suppression de la commune et donc avec le triomphe du pouvoir comtal (1251). L’autorisation d’édifier le monument relève d’un évêque plus susceptible que ses prédécesseurs d’être attentif aux frères. Robert d’Uzès est issu d’un lignage qui, on l’a vu, a témoigné ses faveurs à l’ordre. Il bénéficie de toutes les attentions de Clément IV – celui là même qui a fait de Charles Ier le champion de la papauté – et le sort de la Terre sainte ne l’indiffère pas. Il fut d’abord chapelain d’Urbain IV en 1264. Puis, transféré en 1267 du siège de Valence à celui d’Avignon à l’initiative du pape, ce dernier lui adressa une correspondance régulière tout au long de son épiscopat. Dans son testament dicté en janvier 1279, il dispensa une somme d’argent pour la Terre sainte, ce qui n’était plus si courant à cette époque, « Gallia Christiana Nivissima Avignon. »

Une dernière conjonction événementielle est extérieure au microcosme avignonnais. En mai 1273, Guillaume de Beaujeu est élu maître du Temple. Sa famille est depuis longtemps liée aux Capétiens et il va très vite s’affirmer comme l’homme de Charles d’Anjou:

Sa première tâche est d’assister au IIe concile de Lyon qui s’ouvre en mai 1274, avec pour programme, l’organisation de la croisade et la réforme des Ordres militaires. Le nouveau maître en profita pour visiter quelques commanderies du royaume de France: la Chronique du Templier de Tyr mentionne en effet une tournée du haut dignitaire, sans plus de précision: « G. Raynaud, Les Gestes des Chiprois. Recueil de chroniques françaises écrites en Orient aux XIIe et XIVe siècles, Genève, 1887, pages 201-202, et 383 »

Entre mai 1273 et mai 1274, il a pu passer par la vallée du Rhône pour rejoindre Lyon. Or c’est précisément dans cette fourchette chronologique, en septembre 1273, que les Templiers d’Avignon obtiennent le droit d’élever leur chapelle par l’entremise de Guilhem de Saint-Jean, commandeur de Toulouse, et procureur du maître en Provence, Roncelin de Fos. Peut-être Guillaume de Beaujeu put-il intervenir personnellement auprès de Charles Ier ou d’autres autorités locales, pour hâter les décisions ?

Le développement des zones de cultures intensives ceinturant les villes, comme la demande croissante en produits manufacturés, ont entrainé l’enrichissement d’individus désormais capables d’investir dans la terre. Les nouveaux partenaires des Templiers, en ville, sont désormais ces vendeurs de peaux, de draps, d’épices, de cuirs ou de bois, ou bien ces manieurs d’argent, auxquels sont consentis des dizaines de baux portant sur des vignes, des jardins, des hôtels ou des ateliers. Ainsi, en octobre 1303, sur quarante-neuf reconnaissances emphytéotiques obtenues par la commanderie d’Avignon, un minimum d’une quinzaine sont passées par des représentants de ces nouvelles élites économiques: « Chartier du Temple d’Avignon, nº 80: deux piperarii, speciator, sabaterius, canabasserius, quatre fusterii, mone-tarius, draperius, deux corderii, pistor, curator. Parmi les autres emphytéotes ne déclarant pas leur origine, on trouve quelques chevaliers, des juifs, un ortolanus, le reste relevant probablement de la bourgeoisie. »

Leur ascension rejoint celle de la bourgeoisie marchande des cités portuaires comme Marseille qui, on l’a vu, a trouvé avec les commanderies bien des terrains d’entente. Des juifs apparaissent également comme des clients privilégiés de la commanderie d’Avignon qui possédait plusieurs maisons dans la Juiverie, paroisse Saint-Pierre, en concurrence avec l’Hôpital.

Chapelle des Templiers à Avignon
Ils vinrent s’établirent à Avignon dès la moitie du XIIe siècle, mais au moment de leur arrestation, leur église était à peine achevée depuis quelques lustres. Bien que leur succession ait été attribuée aux Hospitaliers, ceux-ci ne purent s’en rendre possesseur qu’en 1379, la Maison du Temple avait été en effet affectée à une livrée cardinalice.

Des anciens bâtiments, on n’a conservée qu’une chapelle en deux étages, qui daterait de 1273, la partie basse sert aujourd’hui d’écurie et de remise, la partie haute de salle à manger à l’hôtel du Louvre. Celle-ci comporte seulement trois travées fermées à l’est par un mur droit. La fenêtre qui éclaire ce côté est divisée en deux grandes formes avec quatre feuilles dans le tympan, chacune d’elles est subdivisée en deux autres formes semblables. Les fenêtres du midi sont de même composition, mais ne sont partagées que par un seul meneau. Deux fausses fenêtres ont été marquées aussi au nord dans les deuxième et troisième travées.

COMMANDEURS

le 29 Janvier 1120 à Avignon, Lauger, évêque de cette ville, concède à Hugues de Payns, maître du Temple, l’église de Saint Jean Baptiste, Avignon. On suppose que cette église, aujourd’hui disparue, se trouvait à l’emplacement de la rue Saint Agricol. (Cartulaire d’Albon).

Cette Maison est soumise constamment à l’autorité du commandeur d’Arles et nous voyons plusieurs de ces baillis intervenir dans les actes se rapportant à Avignon. Ce sont:
Guillaume de Soler (Guillelmus de Soler) – 1189,1196
Guillaume de Saigon (Guillelmus de Sannone) – 1203
Pierre de Châteauneuf (Petrus de Castronovo) – 1215-1219
Gui de Brissac (Guido de Brissaco) – 1230
Guiraud (Guiraudus) – 1263
Jausserand de Planzolles (Jauceranus de Plansolis) – 1305

Ceux-ci portent souvent le titre de « Commandeur de la chevalerie du Temple d’Arles et d’Avignon. » Dans un texte de 1219, il est fait mention de Pierre de Châteauneuf qui intente un procès au nom de la maison d’Avignon, et de Pierre Guilha, Commandeur d’Avignon, qui se présente comme témoin. Cette maison à, en effet, ses propres commandeurs, dont la liste suit.

Jacques de Malavalle (Jacopus de Malavaille) – 1306-1308
(Probablement Maleville, Aveyron, arr. de Villefranche.)
Olivier de Virac (Oliverius de Viraco), lieutenant de Jacques de Malavalle.

Maison du Temple d’Avignon

Le Petit Louvre se dresse actuellement sur l’emplacement d’une ancienne Maison des Templiers édifiée en 1273.

Cet édifice est d’un grand intérêt pour l’histoire de l’architecture gothique en Provence ; d’une part parce qu’il présente une architecture déjà aboutie d’inspiration septentrionale, qui paraît novatrice et assez isolée dans une région où les témoins conservés d’architecture religieuse du XIIIe siècle sont assez rares, d’autre part parce que son édification entre 1273 et 1281 en fait le seul témoin important d’une architecture gothique à Avignon antérieure à l’arrivée des papes. Il est le premier édifice de style gothique en Provence, avec l’église de Saint-Jean-de-Malte à Aix.

Sous la Révolution française la Maison des Templiers sera détruite, la chapelle seule restera le témoin de l’époque des Templiers. La chapelle devient alors bien national.

De nos jours, Le Petit Louvre est un centre de congrès

Guillaume de Soliers, 1189-1198, commandeur d’Arles

Guillaume de Sannone, 1203, commandeur d’Arles

Raimond, 1204

Pierre de Châteauneuf, 1215-1219, commandeur d’Arles

Pierre Guilha, 1219-1224

Gui de Bruissac, 1230, commandeur d’Arles

Bernard, 1237-1241

Artaud, 1244

Etienne, 1253-1254

Isnard, 1259

Guiraud, 1263, commandeur d’Arles et d’Avignon seulement 1264-1268

Guigue, 1270-1276

Guillaume Clari, 1276-1279

Raimond Chansiscle, 1279-1280

Guillaume lo Cues, 1281

Bernard Lavandier, 1282

Guillaume Pelestrot, 1284-1285

Guillaume lo Cues, 1286-1289

Pierre Lareisutz, 1293

Bernard d’Asperellis, 1294

Pierre Roques, 1295

Jean de Montreal, 1298-1300

Jauceran de Plauzol, 1305, commandeur d’Arles

Jacques de Malval, 1306-1308 commandeur d’Avignon

 

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