( 8 avril, 2017 )

La succession du Temple

L’O.S.M.T.H. dans le monde : la Succession du Temple

L’Ordo Supremus Militaris

Templi Hierosolymitani

 Croix pattée fond rouge

LA SUCCESSION DE L’ORDRE

L’un des points les plus controversés par les historiens a été la succession, véritable ou hypothétique, de l’Ordre du Temple.

Plusieurs obédiences templières se réclament, il est vrai, de cette succession.

Plusieurs Prieurés en Europe se sont rattachés à l’O.S.M.T.H. (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani) et tout porte à croire que cet Ordre est la plus crédible des Obédiences templières existantes. Depuis 1314, la succession de l’Ordre a survécu dans plusieurs pays, notamment en Espagne et au Portugal, également dans d’autres pays, mais de manière plus clandestine. Une des filiations probables serait celle de Jean Marc Larmenius. C’est à ce dernier que Jacques de Molay aurait confié ses pouvoirs à travers la Charte appelée Charte de Larmenius. Le 13 février 1324, le décret de transmission perpétua l’Ordre à travers les siècles. Cette charte a été signée depuis par tous les Grands Maîtres qui se sont succédés jusqu’à nos jours. De grands noms de l’aristocratie, tels Bertrand du Guesclin, se sont retrouvés à la tête de l’Ordre. En Espagne, l’Ordre de MONTESA devint le successeur légitime du Temple. En 1319, le Maître de l’Ordre de CALATRAVA envoya dix chevaliers pour former une nouvelle Milice, à la suite d’un accord signé avec le Pape Jean XXII. Au Portugal, l’Ordre s’appela Ordre miliaire du Christ. Il fut fondé le 15 mars 1319 par l’ancien Maître de l’Ordre d’Avis, Frei Gil Mortins, et fut, comme en Espagne, reconnu par le Pape Jean XXII. En France, l’Ordre vécut dans la clandestinité. En 1705, le Régent Philippe, Duc d’Orléans, en devint le Grand Maître et modifia les statuts. La Guerre de 1940 et l’occupation de la Belgique par les Allemands menacent l’existence de l’Ordre. Le Frère Emile Clément Joseph Vandenberg, Régent depuis 1935, fait remettre les Archives de l’Ordre au Frère Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes, Grand Croix et Grand Prieur du Portugal. Par Décret Magistral du 23 décembre 1942, il fait transmettre la Régence et la garde de l’Ordre avec tous les pouvoirs, droits et prérogatives de la Grande Maîtrise. En date du procès-verbal du 20 août 1948, le Prince Régent, Don Antonio Campella Pinto de Sousa Fontes, désigne comme successeur à la régence son unique fils, Don Fernando Campella Pinto Pereira de Sousa Fontes, actuellement Prince Régent de l’ O.S.M.T.H.

Depuis cette date importante, l’O.S.M.T.H. a continué son développement international et est devenu un Ordre Templier en pleine lumière qui propose des règles de vie respectant l’Esprit du Temple en l’adaptant aux temps présents. Car le plus important n’est-il pas, pour tous ceux qui désirent faire partie de la Chevalerie Templière, de pratiquer l’idéal de l’Ordre du Temple dans leur quotidien, ici et maintenant ? 

LA FILIATION DE L’O.S.M.T.H.

1          1118/1136 HUGHES DE PAYENS CHAMPAGNE
2          1139 Robert de CRAON MAINE
3          1147 Evrard de BARRES CHAMPAGNE
4          1151 Bernard de TREMBLAY Franche Comté
5          1154 André de MONTBARD BOURGOGNE
6          1156 Bertrand de BLANQUEFORT BERRY
7          1169 Philippe de NAPLOUSE
8          1170 Eudes De Saint AMAND PROVENCE
9          1180 Arnaud de TOROGE ARAGON 
            1184 Jean de TERRIC 
10        1185 Gérard de RIDEFORT FLANDRES
11        1189 Robert de SABLE MAINE 
12        1193 Gilbert ERAIL ou HORAL ARAGON 
13        1201 Philippe de PLESSIS ANJOU 
14        1217 Guillaume de CHARTRES CHARTRES
15        1218 Pierre de MONTAIGU ARAGON 
16        1232 Armand de PERIGORD PERIGORD
R         1242 Guillaume de ROCHEFORT 
           1244 Richard de BURES NORMANDIE 
17        1247 Guillaume de SONNAC ROUERGES 
18        1250 Renaud de VICHIERS CHAMPAGNE 
19        1252 Thomas BERARD ITALIE
20        1273 Guillaume de BEAUJEU BEAUJOLAIS 
21        1291 Thibaud GAUDIN CHARTRES 
22        1292/1314 JACQUES DE MOLAY Franche Comté
23        1314 Jean-Marc LARMENIUS 

24        1324 Jean-François Thibault D’ALEXANDRIE 
25        1340 Arnould de BRAQUE 
26        1349 Jean de CLERMONT 
27        1357 Bertrand du GUESCLIN BRETAGNE 
28        1381 Jean d’ARMAGNAC 
29        1392 Bernard d’ARMAGNAC
30        1419 Jean ARMAGNAC
31        1451 Jean de CROY
32        1472 Bernard IMBAULT REGENT
33        1478 Robert de LENONCOURT de LORRAINE 
?          1497 Galeas de SALAZAR
34        1516 Philippe de CHABOT
35        1544 Gaspard de SAULX et de TAVANNES 
36        1574 Henri Duc de MONTMORENCY
37        1615 Charles de VALOIS 
38        1651 Jacques Rouxel de GRANCEY 
39        1681 Jacques-Henri de DURFORT Duc de DURAS
40        1705 Philippe de BOURBON Duc d’ORLEANS 
41        1724 Louis Auguste de BOURBON duc de MAINE
42        1737 Louis Henri de BOURBON Prince de CONDE
43        1741 Louis François de BOURBON Prince de CONTY
44        1776 Louis Hercules Timoleon de Cosse Duc de BRISSAC
R         1792 Claude Mathieu Radix de CHEVILLON REGENT
45        1804 Bernard Raymond FABRE-PALAPRAT 
D         1813 Charles-Antoine Gabriel Duc de CHOISEUL REGENT
46        1813 Charles Louis le Pelletier Comte de d’AUNAY REGENT
47        1827 Bernard-Raymond FABRE-PALAPRAT 
R         1838 Charles GUIGUES Comte de Moreton et Chabrillan REGENT
            1839 Sir William Sidney SMITH 
R         1840 Jean-Marie RAOUL REGENT
R         1850 Narcisse VALLERAY REGENT
R         1866 Dr AGH VERNOIS REGENT
R         1892 Joseph PELEDAN REGENT
            1894/1934 Secrétariat International des Templiers 
           1934/1935 Conseil de Régence 
R         1934 Théodore COVIAS REGENT
48        1935 Emile-Clemont-Joseph Isaac VANDENBERG REGENT
49        1942 Don Antonio Campelo Pinto de SOUSA FONTES REGENT
50        1960 Don Fernando Campelo Pinto Pereira de SOUSA FONTES REGENT

 

Source : www.osmthfrance.fr

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( 8 avril, 2017 )

OSMTH – Un Ordre Templier en pleine lumière

Le Grand Prieure de France des Templiers de Jérusalem

OSMTH France

 Beaussant patté

OSMTH – G.P.F.T.J.

Un ordre Templier en pleine lumière

Non Nobis Domine Non Nobis

Sed Nomini Tuo Da Gloriam

Si d’aventure, quelques décennies après l’An Mil, vous traversiez l’Europe et la France, vous auriez certainement ressenti quelque surprise devant le chaos où s’était peu à peu enlisé l’Occident.

La première croisade, « la Croisade Populaire » prêchée par Pierre l’Ermite avait entraîné sur les routes une foule immense de malheureux qui périrent en masse bien avant d’apercevoir les rives de la Terre Sainte. Disloquée et vidée, l’Europe central se défend tant bien que mal contre les invasions des Sarrasins et des Normands.

Dans la France divisée, des luttes d’influence entre seigneurs féodaux empêchent la réalisation de l’unité, souhaitée par le Roi. Seuls, les monastères restent des havres de paix et de culture.

Au-delà des mers, les progrès de l’Islam, la nouvelle religion de Mahomet, représentent une terrible menace pour l’Occident. Dans le temps même où la croisade de Pierre l’Ermite se dispersait aux quatre vents, des armées féodales commandées par Godefroy de Bouillon atteignaient la ville de Jérusalem en juillet 1099. En tant qu’Avoué du Saint Sépulcre, Godefroy de Bouillon y crée un royaume latin et d’autres États, comme ceux d’Antioche et de Tripoli.

Bien que divisés eux aussi, les « infidèles » étaient loin d’être vaincus. Ils harcelaient, pillaient, massacraient les pèlerins qui se lançaient sur des pistes aventureuses en direction des Lieux Saints. En 1118, groupés autour d’Hugues de Payens, huit autres chevaliers, décidèrent de se dévouer à la cause des pèlerins perdus en Palestine. Après quelque temps, le roi de Jérusalem Baudouin II leur donna comme résidence une partie des écuries de l’ancien Temple du roi Salomon, d’où leur nom : les Chevaliers de la Milice du Temple, ou Templiers.

Le trône de Baudouin était fragile, aussi le roi de Jérusalem chargea Hugues de Payens d’aller plaider auprès du pape Honorius l’organisation d’une nouvelle croisade. En 1128, eut lieu à Troyes un important Concile, auquel assista Bernard de Clairvaux, fondateur de l’abbaye qui porte son nom, et dont le rayonnement spirituel s’étendra sur toute l’Europe. C’est au cours de ce Concile que l’Ordre du Temple fut officialisé et reçut sa première Règle.

En 1148, le Pape Eugène III autorise les Templiers à porter une croix de couleur rouge, sur le côté gauche de leur manteau blanc. Quant à l’étendard de l’Ordre il sera baussant (ou bausséant), coupé de sable et d’argent. Rapidement, après plusieurs voyages, grâce à son intelligence et à son habileté, Hugues de Payens développe son Ordre et redonne un idéal à la chevalerie.

Le Temple correspond par ses structures et ses buts, aux aspirations du moment : pauvreté, charité, lutte contre les infidèles, puissance et unité face au chaos. A cela s’ajoute un étonnant réseau d’amitiés de fidélité qui fait de ce moine-soldat un citoyen du monde, avant la lettre. Bénéficiant de franchises administratives, juridiques, religieuses, par la bienveillance de Rome, l’Ordre du Temple essaime, en Orient et en Occident.

Les  Maîtres qui se succèdent vont alors, bâtir châteaux et commanderies. Admirablement protégées, les commanderies templières deviennent les gardiennes des trésors royaux, seigneuriaux, et monastiques. Les Templiers font creuser des mines, construisent des forges, des fermes et des manufactures, ouvrent des « banques » ; ils lancent sur les mers une flotte qui commerce bien loin de ses ports d’attache.

A côté d’une vie temporelle intense et fructueuse, se développe une vie spirituelle, nourrie de prières, de symbole et de recherche. Par exemple, le nombre trois conduit la vie journalière et annuelle de ces moines soldats : ils communient trois fois par an, font l’aumône trois fois par semaine. Ils célèbrent trois grandes fêtes : La Trinité, la Pentecôte et la Saint Jean. Noël et Pâques sont considérées comme fêtes secondaires. Fiers de leur force morale et économique, les Templiers ne seront jamais réellement au service des rois et des papes.

En Orient, ils ne travaillaient pas tant à faire triompher la politique royale ou romaine qu’à servir avant tout la grandeur de l’Ordre. En Occident, ni les Seigneurs, ni les Rois, ni la Papauté ne purent supporter cette attitude pendant longtemps, et elle sera l’une des causes de leur perte.

Enfin, les Templiers tentèrent, semble-t-il, de mettre fin à la rivalité entre chrétiens et musulmans en préparant le syncrétisme des religions du Livre. Ils ont essayé, et nous touchons là un des mystères de l’Ordre, de réaliser une forme de christianisme œcuménique très large, acceptable pour les uns et les autres, et englobant dans un tout cohérent, les tendances les plus diverses de la pensée occidentale et des pensées orientales, en particulier islamique.

Cette recherche d’unité allait, par conséquent, les conduire à imaginer un nouveau type de société, qui allait bouleverser la vie du Moyen-âge. Estimant que le Christ était venu pour réunir tous les hommes, les Templiers avaient fait serment de ne pas combattre d’autres chrétiens et ne traitaient pas les païens comme des ennemis. Certes, ils avaient dû lutter contre eux, mais ils avaient aussi dialogué, essayé de les comprendre, sans pour autant remettre en cause leur propre foi. Gardiens de la Terre Sainte, ils la voulaient une terre d’unité, pour les vivants de toutes religions. Allier la puissance, la richesse, la force politique aux plus hautes réflexions philosophiques, tel fut, peut-être leur projet et leur but.

Cette ambition stimulée par une réussite totale dans tous les domaines, portait en elle, les germes mêmes de sa destruction.

S’ils ont fasciné « les gens du siècle », les seigneurs, les autres ordres de chevalerie, ils en ont également provoqué l’hostilité.

En 1244, Jérusalem tombe aux mains des païens et l’armée franque est défaite. En 1291, la prise de Saint Jean d’Acre marque la fin des États Latins d’Outre-mer. Les Templiers se retirent alors vers Chypre, la Sicile et la France. Cette France qu’ils n’ont jamais véritablement quittée, ils la retrouvent au bord d’un gouffre financier. En l’an 1306, l’émeute secoue les rues de Paris et le roi Philippe le Bel est contraint de se placer pendant quelques temps sous la protection du Grand Maître, Jacques de Molay, dans l’enceinte du Temple.

Ambitieux, jaloux, soucieux de préserver la royauté, Philippe le Bel encouragé par son principal conseiller Nogaret, rêve d’abattre l’Ordre et de s’emparer de ses richesses. Le roi tient à sa merci le Pape Clément V. élu grâce à son appui, au Conclave de Pérouse en 1305 et qui, craignant pour sa sécurité dans Rome, est venu s installer en Avignon, au milieu d’une cour presque exclusivement française. Clément V.  faible et hésitant, laissera Philippe le Bel et ses ministres préparer la machine qui  broiera l’Ordre du Temple.

Le 13 Octobre 1307, selon les directives de Nogaret expédiées secrètement aux officiers royaux, les Templiers de France se laissent arrêter sans résistance et jeter en prison, ne pouvant croire à une telle forfaiture. Commencèrent alors les procès que nous connaissons, les aveux, les rétractations, les tortures, les accusations les plus monstrueuses. Le sang, les crachats souillent la blancheur du manteau de ces moines-soldats qui traversaient naguère, au grand galop de leurs chevaux, les provinces du royaume de France où, de commanderie en commanderie, de château en château, ils jetaient les fondements d’une vie et d’une société nouvelle, imaginée à l’ombre des collines de Jérusalem.

Certes, la conduite de quelques-uns permit de fonder bien des accusations, car avec le temps et l’élargissement du recrutement, certains membres de l’Ordre s’étaient écartés de la Règle primitive et sévère instaurée à la fondation. Et si ce relâchement de la doctrine et de la morale avait affaibli les structures templières, l’Ordre restait malgré tout la source authentique d’un renouveau que cette époque ne pouvait supporter.

Le 3 avril 1312, par la bulle  »Vox in Excelsis » Clément V, sans toutefois le condamner, prononce la suspension modo provisionis de l’Ordre du Temple, en attendant la convocation d’un concile qui n’aura jamais lieu. Deux ans plus tard, le 18 mars 1314, sur ordre de la justice du roi Philippe le Bel, Jacques de Molay, dernier Grand Maître de l’Ordre, meurt comme relaps sur un bûcher dans l’île aux juifs (île Saint Louis) à Paris.

Mais en ce soir tragique de mars 1314 seule l’enveloppe chamelle du Temple est réduite en cendres. Seuls des hommes ont brûlé et les flammes qui les consumèrent n’ont pas détruit ce qu’ils portaient en eux, l’Esprit de l’Ordre, son message d’harmonie et d’équilibre qui flotte à jamais sur le temps.

Texte de ROBERT G.

SUCCESSION

L’un des points les plus controversés par les historiens a été la succession, véritable ou hypothétique de l’Ordre du Temple. Plusieurs obédiences templières se réclament, il est vrai, de cette succession.

Le Grand Prieuré de France est rattaché historiquement à l’O.S.M.T.H. (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani). Tout porte à croire que cet Ordre serait parmi les plus crédibles des Obédiences templières.

Le plus important, pour ceux qui désirent faire partie de la chevalerie templière, est de pratiquer l’Idéal de l’Ordre du Temple. Depuis 1374, la succession de l’Ordre a survécu dans plusieurs pays, notamment en Espagne et au Portugal. Également dans d’autres pays, mais de manière clandestine. Une des filiations probables serait celle de Jean Marc Larmenius. C’est à ce dernier que Jacques de Molay aurait confié ses pouvoirs à travers la Charte dite de « Larmenius ».

Le 13 février 1324, le décret de transmission perpétua l’Ordre à travers les siècles. Cette charte a été signée par tous les Grands Maîtres qui se sont succédés jusqu’à nos jours. De grands noms de l’aristocratie, tels Bertrand du Guesclin, se sont retrouvés à la tête de l’Ordre.

En Espagne, l’Ordre de Montesa devint le successeur légitime du Temple. En 1319, le Maître de l’Ordre de Calatrava envoya dix chevaliers pour former une nouvelle Milice, à la suite d’un accord signé avec le Pape Jean XXII. Au Portugal l’Ordre prit le nom de l’Ordre Militaire du Christ. Il fut fondé le 15 mars 1319, par l’ancien Maître de l’Ordre d’Avis, Frei Gil Mortins, et comme en Espagne, avec l’accord du Pape Jean XXII.

En France, l’Ordre vécut dans la clandestinité. En 1705, le Régent Philippe, duc d’Orléans en devint le Grand Maître et modifia les statuts. Les Templiers de Larmenius, furent considérés à Paris comme les dignes successeurs du Temple. Au début du XIXème siècle, Bernard Raymond Fabré-Palaprat devint Grand Maître.

A partir de 1827, il n’y eut plus de Grands Maîtres, mais des Régences. La guerre de 1940 et l’occupation de la Belgique par les Allemands menacent l’existence de l’Ordre. Le Frère Émile Clément Joseph Vandenberg, Régent depuis 1935, fit remettre les Archives de l’Ordre au Frère Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes, Grand Prieur du Portugal. Par Décret Magistral du 23 décembre 1942, il lui fit transmettre la Régence et la garde de l’Ordre avec tous les pouvoirs, droits et prérogatives de la Grande Maîtrise.

En date du procès-verbal du 20 août 1948, le Prince Régent, Don Antonio Campella Pinto de Sousa Fontes, désigne comme successeur à la régence, son unique fils, Don Fernando Campella Pinto Pereira de Sousa Fontes, actuellement Prince Régent de O.S.M.T.H.

TEMPLIER D’AUJOURD’HUI

De nos jours encore, le nom de « Templier » évoque un aspect magique et mystérieux. Depuis l’extinction officielle de l’Ordre du Temple en 1314, les Templiers ont attiré l’attention des foules, et déchaîné les passions, bonnes et mauvaises.

La succession officieuse de l’Ordre a aussi fait l’objet de multiples recherches par d’éminents historiens. Ici encore, les passions se sont données libre cours. Vraie ou fausse cette succession a permis à nombreuses Obédiences templières de se réclamer de cet héritage spirituel. Quoi qu’il en soit, tous ces différents groupes recherchent à travers cet héritage, le même idéal : Amour, Sagesse, Élévation Spirituelle de l’homme, Épanouissement personnel.

Être Templier aujourd’hui, c’est essayer de sauvegarder toutes ces valeurs, qui ont fait la richesse de notre civilisation et de les transmettre à notre tour. Être Templier aujourd’hui, c’est essayer, à travers la vision futuriste de la Chevalerie du Temple, de continuer en l’adaptant à notre temps, l’œuvre entreprise par nos Aînés.

Ceux-ci avaient pour règle, le courage, la bravoure, la loyauté. Ils avaient pour but, la sauvegarde de ces mêmes valeurs, et la défense de la Chrétienté. Aujourd’hui, la Chevalerie n’a d’autre armure que l’Amour, la Tolérance, l’Abnégation et le Dévouement. Elle n’est plus une noblesse de nom mais de cœur.

La Chevalerie, longtemps délaissée, revient en force. Sans doute parce que l’Homme, à notre époque actuelle, manque d’un idéal et de buts dans sa Vie. L’affairisme, la convoitise, le matérialisme à outrance sont les ennemis du Chevalier.

Être Templier aujourd’hui, c’est essayer de retrouver le juste équilibre.

PRINCIPE FONDAMENTAL

Obligation est faite à tous les templiers du Grand Prieuré de France de n’appartenir, sous peine d’exclusion immédiate, directement ou indirectement à aucune organisation tendant à provoquer la discrimination, la haine et la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Fort de ces dimensions, le templier pourra au titre de membre d’un ordre héritier spirituel et traditionnel de l’ordre du temple, travailler aujourd’hui à la réalisation des mêmes buts qui ont animé les anciens frères templiers, soit :

Participer activement à la création d’un monde dans lequel tout être humain puisse se réaliser pleinement dans l’épanouissement harmonieux et équilibré de toutes ses possibilités

Perpétuer les nobles traditions de notre ancienne chevalerie.

Défendre les libertés acquises, la promotion des réformes nécessaires, la pratique des œuvres de miséricordes, de bienfaisance et de charité.

La spiritualité templière, porteuse d’un christianisme œcuménique très large se différencie de celle des églises et en particulier de l’église catholique romaine ; de même qu’elle se différencie des divers et nombreux mouvements, comme la Franc-Maçonnerie, qui s’en sont parfois inspirés. Sans réfuter ni repousser les uns et les autres, on peut considérer que son approche tout en étant médiane, se situe plus, dans la dimension ésotérique que exotérique, le tout, au service et avec un profond respect de l’homme.

Source : www.osmthfrance.fr

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