( 26 mai, 2017 )

Chapitre de mai 2017

La Commanderie Roncelin de Fos a tenu Chapitre au cours du mois de mai. Invitée à cette assemblée, la Commanderie de Marseille, en la personne de son Chevalier Gérald, a reçu en la Maison, un profane au grade de sergent novice. 

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( 17 mai, 2017 )

Voyage culturel à Rennes-le-Château et ses environs

C’est au profit des Templiers de la région Paca/Corse que le Commandeur Raymond C. a organisé un séjour culturel dans les Corbières au cours du mois de mai.

Dans le bus
Album : Dans le bus

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En présence du Bailli Patrick J., les Frères Templiers des commanderies d’Avignon et de Roquebrune-sur-Argens accompagnés de leur conjoint ont pu mesurer l’ampleur du mystère de l’abbé Saunière et le passé tourmenté du Razès sous les commentaires éclairés de Stéphanie, écrivaine et guide spécialisée.

Stéphanie
Album : Stéphanie

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Rennes-le-Château.

L’abbé Bérenger Saunière est nommé curé de Rennes-le-Château en juin 1885. C’est un village dévasté par l’exode rural et qui a oublié depuis longtemps son obscur et magnifique passé de place forte wisigothe. L’église et le presbytère sont en ruine.

En 1891, grâce à une donation, Saunière entreprend le remplacement du Maître-Autel. Lors des travaux, il découvre des parchemins qu’il porte à Paris pour expertise. Dès lors, ce prêtre dont le traitement mensuel ne dépasse pas 70 francs-or, affichera un train de vie évalué à 6000 francs-or par mois.

Particulièrement actif, de jour comme de nuit, il va entreprendre de nombreuses fouilles dans l’église, dans le cimetière et dans les environs. Conjointement, il va ériger un incroyable domaine comportant une tour de garde, une orangerie, un chemin de ronde, un jardin d’agrément, une ménagerie et une vaste villa. Il restaurera et parera richement l’église dédiée à Marie-Madeleine d’une décoration pittoresque et chargée de messages ésotériques. Autour de l’église, il dressera un calvaire, élèvera une grotte votive ainsi qu’une statue de la Vierge. Il dépensera sans compter, recevant à sa table les grandes familles princières d’Europe. Il emportera le secret de sa fortune dans la tombe le 17 janvier 1917.

Rennes-le-Château
Album : Rennes-le-Château

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Rennes les bains.

L’abbé Henri Boudet sera curé de Rennes les bains pendant plus de 40 ans. Ses relations avec Saunière sont connues mais mal définies. Des différends les opposent assez vite. Pour autant, Boudet gardera contact avec le curé de Rennes le château jusqu’en 1914, date de son départ pour Axat où la maladie l’emportera l’année suivante. Boudet est un érudit parlant plusieurs langues, passionné d’histoire et de géologie. Il publiera un livre dont le titre comme le contenu reste énigmatique : « La vraie langue celtique et le cromleck de Rennes les bains ». Durant toute sa vie, il semble avoir voulu rester discret mais nul doute qu’il est un des principaux protagonistes du secret de Rennes le château.

A première vue, Rennes les bains est resté un village sans grand intérêt hormis trois calvaires pauvrement taillés mais dont le détail suscite l’intérêt des passionnés. Il y est fait mention d’un nommé P. Delmas qui ne figure dans aucune chronique ni archive. De plus, les dates mentionnées ainsi que la typographie gravée dans la pierre semble indiquer quelques messages codés. Il en va de même dans le cimetière avec la tombe du curé Jean Vier, prédécesseur de Boudet à la cure du village. La date du décès figurant sur la stèle est erronée et la croix en fer forgé semble indiquer une direction particulière. Enfin dans l’église, une autre interrogation demeure sur un tableau attribué à l’école « Van Dyck » intitulée « Pieta », échangé par l’Evêché contre une médiocre et pâle copie à la composition inversée et indéniablement revisitée.

Rennes les bains
Album : Rennes les bains

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100 ans après les faits et malgré le travail acharné de centaines d’historiens et de chercheurs, rien ne permet de lever le voile sur le mystère de Rennes-le-Château. Trésor enfoui, secret monnayé, trafic occulte ? 

Au cœur de cette énigme, il n’est pas impossible que Nicolas Poussin et les bergers d’Arcadie s’amusent de nos capacités de déduction tout en nous murmurant au creux de l’oreille « ET IN ARCADIA EGO ».

les bergers d'arcadie

Campagne sur Aude.

C’est à Campagne sur Aude que l’on peut découvrir les traces encore bien visibles de l’Ordre du Temple par la présence d’un fort circulaire enchâssant l’église du village.

Avec le temps, le fossé a été rebouché, la chapelle initialement orientée est/ouest a été rétablie dans le sens nord/sud par les hospitaliers mais on peut y voir encore la maison du commandeur, le puits et l’impasse desservant le cœur du fort. Contre l’enceinte, on peut voir encore la porte dite « de la poterne » figurant déjà sur les plans primitifs du fort. A n’en point douter, les moines soldats à croix de gueule hantent encore les lieux.

Le fort de Campagne sur Aude
Album : Le fort de Campagne sur Aude

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Chose curieuse pour un lieu de culte perdu au fond d’une vallée des Corbières, l’église est richement parée et soigneusement entretenue. A noter, les innombrables croix templières constellant les murs de la nef et du transept. Parmi sa splendide collection de statues polychromes, l’étrange représentation de la descente de la Croix par un moine bénédictin. L’œil exercé y verra sans nul doute un message hautement subversif. Si l’édifice a été remanié, on peut encore y voir un autel dirigé vers l’Est, l’emplacement de l’antique porte par laquelle les templiers accédaient à l’office ainsi que l’escalier menant au donjon devenu clocher. 

Eglise de Campagne sur Aude
Album : Eglise de Campagne sur Aude

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A la sortie du village, un réseau de sources d’eau ferreuse dont les propriétés soignent les problèmes digestifs et les bâtiments d’un ancien hôpital militaire qui, jusqu’en 1920, traitait les gazés de 14/18.

Les sources de Campagne sur Aude
Album : Les sources de Campagne sur Aude

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Sur les hauteurs du village, il a été récemment mis à jour un exceptionnel gisement de fossiles de dinosaures permettant entre autre, la découverte d’une nouvelle espèce préhistorique.

Après une dernière halte repas sous les frondaisons du « jardin de Marie » à Rennes-le- Château, les Frères Templiers d’Avignon et de Roquebrune-sur-Argens ont entrepris le chemin retour sous un soleil radieux et dans la satisfaction d’un séjour aussi passionnant que riche d’enseignements.

Le jardin de Marie
Album : Le jardin de Marie

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‡ Thierry H.

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( 7 mai, 2017 )

L’Ordre templier et les Cathares

L’Ordre templier et les Cathares 

 

Amleto Spicciani, analysant les rapports d’Innocent IV avec le Temple au moment de la perte définitive de Jérusalem en 1244, écrit:

« Les templiers ont pris place, en somme, dans les objectifs de la politique pontificale, par leur caractéristique essentielle, la vocation militaire; de la même façon que, par exemple, le pape a utilisé les ordres mendiants pour ses initiatives diplomatiques en direction des Mongols, ou pour les débuts de l’évangélisation missionnaire en Asie et en Afrique, ou pour la récente Inquisition. »

En somme, partout où la papauté avait besoin d’un bras militaire, elle devait pouvoir compter sur les templiers et les autres ordres militaires. À partir du moment où la papauté utilisait la croisade et ses institutions hors du champ traditionnel de la Terre sainte et de la péninsule Ibérique, contre les schismatiques, contre les hérétiques, contre ses ennemis politiques, elle estimait que les ordres devaient participer à ses initiatives. Or elle n’a pas réussi à leur imposer cette manière de voir. Les ordres religieux-militaires refusèrent de s’engager sur d’autres terrains que celui de la défense de la Terre sainte, de la Reconquête en Espagne, de la lutte contre les païens en Baltique.

Ainsi la participation des ordres militaires à la croisade contre les Albigeois fut marginale. L’Ordre templier parait avoir été bienveillant à l’égard non des cathares mais du comte de Toulouse; l’ordre était solidement établi dans la ville et sa région. Manifestation de cette bienveillance: il donna une sépulture à l’allié de Raymond VI de Toulouse, le roi d’Aragon Pierre II, tué à la bataille de Muret en 1213; il accueillit Raymond VI, bien qu’il fût excommunié. Raymond prit l’habit de l’Ordre sur son lit de mort.

Les Templiers ont, également, été proches des croisés du nord de la France. Guillaume de Tudèle raconte qu’après le sac de Marmande, en 1219, le prince Louis, fils de Philippe Auguste, se dirige vers Toulouse. Son armée comprend des Français, des Champenois, des Flamands; elle est accompagnée par « les abbés, les archevêques, les évêques, les templiers, les moines blancs et noirs, les chanoines, qui sont au nombre de cinq mille. Tous les clercs prêchent et ordonnent de tout massacrer.» Ces templiers ne sont pas des templiers de la région; et l’on note avec intérêt que Guillaume les place parmi les clercs, non parmi les combattants. Simon de Montfort aussi, qui, le 1er décembre 1212, faisait approuver les coutumes à suivre dans les pays conquis sur les hérétiques par douze électeurs, dont quatre ecclésiastiques: les évêques de Toulouse et du Couserans, un templier, un hospitalier.

Pour le texte complet, veuillez contacter la Commanderie Roncelin de Fos

Article de : ‡F. Chev. G+ Patrick  J.

Bailli OSMTH FRANCE –  Région PACA-CORSE

Ambassadeur National du Grand Prieuré Général de France des Templiers de Jérusalem

 

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