( 23 avril, 2017 )

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( 20 avril, 2017 )

Chapitre de mars 2017

C’est en la salle du châtelain du fort Saint-André de Villeneuve les Avignon que la Commanderie Roncelin de Fos a tenu chapitre en mars dernier. Au cours de cette célébration placée sous la haute autorité du Bailli Paca/Corse, il a été procédé à la réception d’une profane au grade de sergent novice, à l’élévation d’une sœur au grade d’écuyer ainsi qu’à la nomination du Maître des novices et carticulaire ainsi que de son assesseur.

Chapitre de Mars 2017
Album : Chapitre de Mars 2017

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( 15 avril, 2017 )

Sites internet dédiés à l’histoire de l’Ordre du Temple

Si l’histoire de l’Ordre du Temple vous intéresse,

la Commanderie Roncelin de Fos vous suggère

la visite des sites internet suivants :

Projet Beaucéant :

 http://www.templiers.org

Les fils de la vallée :

 http://www.lesfilsdelavallee.fr

 

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( 8 avril, 2017 )

Contacter l’Ordre ou la Commanderie

 

blason roncelin de fos

Si vous souhaitez  avoir de plus amples informations sur notre Ordre, nous vous invitons à vous rendre sur le site de l’OSMTH France en cliquant sur http://www.osmthfrance.fr

Pour des informations sur la présence et l’activité des commanderies du Sud-Est de la France, nous vous proposons de visiter le blog du Bailly PACA/CORSE de l’OSMTH en vous dirigeant vers : http://osmthpacacorse.canalblog.com

Si vous souhaitez contacter la Commanderie Roncelin de Fos d’Avignon pour nous rejoindre ou simplement entrer en contact pour exprimer vos idées, alors, n’hésitez pas à nous faire parvenir un e-mail  à l’adresse suivante :

commanderie.roncelindefos@orange.fr

ou par le biais d’un « commentaire » en-dessous.

( 8 avril, 2017 )

La succession du Temple

L’O.S.M.T.H. dans le monde : la Succession du Temple

L’Ordo Supremus Militaris

Templi Hierosolymitani

 Croix pattée fond rouge

LA SUCCESSION DE L’ORDRE

L’un des points les plus controversés par les historiens a été la succession, véritable ou hypothétique, de l’Ordre du Temple.

Plusieurs obédiences templières se réclament, il est vrai, de cette succession.

Plusieurs Prieurés en Europe se sont rattachés à l’O.S.M.T.H. (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani) et tout porte à croire que cet Ordre est la plus crédible des Obédiences templières existantes. Depuis 1314, la succession de l’Ordre a survécu dans plusieurs pays, notamment en Espagne et au Portugal, également dans d’autres pays, mais de manière plus clandestine. Une des filiations probables serait celle de Jean Marc Larmenius. C’est à ce dernier que Jacques de Molay aurait confié ses pouvoirs à travers la Charte appelée Charte de Larmenius. Le 13 février 1324, le décret de transmission perpétua l’Ordre à travers les siècles. Cette charte a été signée depuis par tous les Grands Maîtres qui se sont succédés jusqu’à nos jours. De grands noms de l’aristocratie, tels Bertrand du Guesclin, se sont retrouvés à la tête de l’Ordre. En Espagne, l’Ordre de MONTESA devint le successeur légitime du Temple. En 1319, le Maître de l’Ordre de CALATRAVA envoya dix chevaliers pour former une nouvelle Milice, à la suite d’un accord signé avec le Pape Jean XXII. Au Portugal, l’Ordre s’appela Ordre miliaire du Christ. Il fut fondé le 15 mars 1319 par l’ancien Maître de l’Ordre d’Avis, Frei Gil Mortins, et fut, comme en Espagne, reconnu par le Pape Jean XXII. En France, l’Ordre vécut dans la clandestinité. En 1705, le Régent Philippe, Duc d’Orléans, en devint le Grand Maître et modifia les statuts. La Guerre de 1940 et l’occupation de la Belgique par les Allemands menacent l’existence de l’Ordre. Le Frère Emile Clément Joseph Vandenberg, Régent depuis 1935, fait remettre les Archives de l’Ordre au Frère Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes, Grand Croix et Grand Prieur du Portugal. Par Décret Magistral du 23 décembre 1942, il fait transmettre la Régence et la garde de l’Ordre avec tous les pouvoirs, droits et prérogatives de la Grande Maîtrise. En date du procès-verbal du 20 août 1948, le Prince Régent, Don Antonio Campella Pinto de Sousa Fontes, désigne comme successeur à la régence son unique fils, Don Fernando Campella Pinto Pereira de Sousa Fontes, actuellement Prince Régent de l’ O.S.M.T.H.

Depuis cette date importante, l’O.S.M.T.H. a continué son développement international et est devenu un Ordre Templier en pleine lumière qui propose des règles de vie respectant l’Esprit du Temple en l’adaptant aux temps présents. Car le plus important n’est-il pas, pour tous ceux qui désirent faire partie de la Chevalerie Templière, de pratiquer l’idéal de l’Ordre du Temple dans leur quotidien, ici et maintenant ? 

LA FILIATION DE L’O.S.M.T.H.

1          1118/1136 HUGHES DE PAYENS CHAMPAGNE
2          1139 Robert de CRAON MAINE
3          1147 Evrard de BARRES CHAMPAGNE
4          1151 Bernard de TREMBLAY Franche Comté
5          1154 André de MONTBARD BOURGOGNE
6          1156 Bertrand de BLANQUEFORT BERRY
7          1169 Philippe de NAPLOUSE
8          1170 Eudes De Saint AMAND PROVENCE
9          1180 Arnaud de TOROGE ARAGON 
            1184 Jean de TERRIC 
10        1185 Gérard de RIDEFORT FLANDRES
11        1189 Robert de SABLE MAINE 
12        1193 Gilbert ERAIL ou HORAL ARAGON 
13        1201 Philippe de PLESSIS ANJOU 
14        1217 Guillaume de CHARTRES CHARTRES
15        1218 Pierre de MONTAIGU ARAGON 
16        1232 Armand de PERIGORD PERIGORD
R         1242 Guillaume de ROCHEFORT 
           1244 Richard de BURES NORMANDIE 
17        1247 Guillaume de SONNAC ROUERGES 
18        1250 Renaud de VICHIERS CHAMPAGNE 
19        1252 Thomas BERARD ITALIE
20        1273 Guillaume de BEAUJEU BEAUJOLAIS 
21        1291 Thibaud GAUDIN CHARTRES 
22        1292/1314 JACQUES DE MOLAY Franche Comté
23        1314 Jean-Marc LARMENIUS 

24        1324 Jean-François Thibault D’ALEXANDRIE 
25        1340 Arnould de BRAQUE 
26        1349 Jean de CLERMONT 
27        1357 Bertrand du GUESCLIN BRETAGNE 
28        1381 Jean d’ARMAGNAC 
29        1392 Bernard d’ARMAGNAC
30        1419 Jean ARMAGNAC
31        1451 Jean de CROY
32        1472 Bernard IMBAULT REGENT
33        1478 Robert de LENONCOURT de LORRAINE 
?          1497 Galeas de SALAZAR
34        1516 Philippe de CHABOT
35        1544 Gaspard de SAULX et de TAVANNES 
36        1574 Henri Duc de MONTMORENCY
37        1615 Charles de VALOIS 
38        1651 Jacques Rouxel de GRANCEY 
39        1681 Jacques-Henri de DURFORT Duc de DURAS
40        1705 Philippe de BOURBON Duc d’ORLEANS 
41        1724 Louis Auguste de BOURBON duc de MAINE
42        1737 Louis Henri de BOURBON Prince de CONDE
43        1741 Louis François de BOURBON Prince de CONTY
44        1776 Louis Hercules Timoleon de Cosse Duc de BRISSAC
R         1792 Claude Mathieu Radix de CHEVILLON REGENT
45        1804 Bernard Raymond FABRE-PALAPRAT 
D         1813 Charles-Antoine Gabriel Duc de CHOISEUL REGENT
46        1813 Charles Louis le Pelletier Comte de d’AUNAY REGENT
47        1827 Bernard-Raymond FABRE-PALAPRAT 
R         1838 Charles GUIGUES Comte de Moreton et Chabrillan REGENT
            1839 Sir William Sidney SMITH 
R         1840 Jean-Marie RAOUL REGENT
R         1850 Narcisse VALLERAY REGENT
R         1866 Dr AGH VERNOIS REGENT
R         1892 Joseph PELEDAN REGENT
            1894/1934 Secrétariat International des Templiers 
           1934/1935 Conseil de Régence 
R         1934 Théodore COVIAS REGENT
48        1935 Emile-Clemont-Joseph Isaac VANDENBERG REGENT
49        1942 Don Antonio Campelo Pinto de SOUSA FONTES REGENT
50        1960 Don Fernando Campelo Pinto Pereira de SOUSA FONTES REGENT

 

Source : www.osmthfrance.fr

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( 8 avril, 2017 )

OSMTH – Un Ordre Templier en pleine lumière

Le Grand Prieure de France des Templiers de Jérusalem

OSMTH France

 Beaussant patté

OSMTH – G.P.F.T.J.

Un ordre Templier en pleine lumière

Non Nobis Domine Non Nobis

Sed Nomini Tuo Da Gloriam

Si d’aventure, quelques décennies après l’An Mil, vous traversiez l’Europe et la France, vous auriez certainement ressenti quelque surprise devant le chaos où s’était peu à peu enlisé l’Occident.

La première croisade, « la Croisade Populaire » prêchée par Pierre l’Ermite avait entraîné sur les routes une foule immense de malheureux qui périrent en masse bien avant d’apercevoir les rives de la Terre Sainte. Disloquée et vidée, l’Europe central se défend tant bien que mal contre les invasions des Sarrasins et des Normands.

Dans la France divisée, des luttes d’influence entre seigneurs féodaux empêchent la réalisation de l’unité, souhaitée par le Roi. Seuls, les monastères restent des havres de paix et de culture.

Au-delà des mers, les progrès de l’Islam, la nouvelle religion de Mahomet, représentent une terrible menace pour l’Occident. Dans le temps même où la croisade de Pierre l’Ermite se dispersait aux quatre vents, des armées féodales commandées par Godefroy de Bouillon atteignaient la ville de Jérusalem en juillet 1099. En tant qu’Avoué du Saint Sépulcre, Godefroy de Bouillon y crée un royaume latin et d’autres États, comme ceux d’Antioche et de Tripoli.

Bien que divisés eux aussi, les « infidèles » étaient loin d’être vaincus. Ils harcelaient, pillaient, massacraient les pèlerins qui se lançaient sur des pistes aventureuses en direction des Lieux Saints. En 1118, groupés autour d’Hugues de Payens, huit autres chevaliers, décidèrent de se dévouer à la cause des pèlerins perdus en Palestine. Après quelque temps, le roi de Jérusalem Baudouin II leur donna comme résidence une partie des écuries de l’ancien Temple du roi Salomon, d’où leur nom : les Chevaliers de la Milice du Temple, ou Templiers.

Le trône de Baudouin était fragile, aussi le roi de Jérusalem chargea Hugues de Payens d’aller plaider auprès du pape Honorius l’organisation d’une nouvelle croisade. En 1128, eut lieu à Troyes un important Concile, auquel assista Bernard de Clairvaux, fondateur de l’abbaye qui porte son nom, et dont le rayonnement spirituel s’étendra sur toute l’Europe. C’est au cours de ce Concile que l’Ordre du Temple fut officialisé et reçut sa première Règle.

En 1148, le Pape Eugène III autorise les Templiers à porter une croix de couleur rouge, sur le côté gauche de leur manteau blanc. Quant à l’étendard de l’Ordre il sera baussant (ou bausséant), coupé de sable et d’argent. Rapidement, après plusieurs voyages, grâce à son intelligence et à son habileté, Hugues de Payens développe son Ordre et redonne un idéal à la chevalerie.

Le Temple correspond par ses structures et ses buts, aux aspirations du moment : pauvreté, charité, lutte contre les infidèles, puissance et unité face au chaos. A cela s’ajoute un étonnant réseau d’amitiés de fidélité qui fait de ce moine-soldat un citoyen du monde, avant la lettre. Bénéficiant de franchises administratives, juridiques, religieuses, par la bienveillance de Rome, l’Ordre du Temple essaime, en Orient et en Occident.

Les  Maîtres qui se succèdent vont alors, bâtir châteaux et commanderies. Admirablement protégées, les commanderies templières deviennent les gardiennes des trésors royaux, seigneuriaux, et monastiques. Les Templiers font creuser des mines, construisent des forges, des fermes et des manufactures, ouvrent des « banques » ; ils lancent sur les mers une flotte qui commerce bien loin de ses ports d’attache.

A côté d’une vie temporelle intense et fructueuse, se développe une vie spirituelle, nourrie de prières, de symbole et de recherche. Par exemple, le nombre trois conduit la vie journalière et annuelle de ces moines soldats : ils communient trois fois par an, font l’aumône trois fois par semaine. Ils célèbrent trois grandes fêtes : La Trinité, la Pentecôte et la Saint Jean. Noël et Pâques sont considérées comme fêtes secondaires. Fiers de leur force morale et économique, les Templiers ne seront jamais réellement au service des rois et des papes.

En Orient, ils ne travaillaient pas tant à faire triompher la politique royale ou romaine qu’à servir avant tout la grandeur de l’Ordre. En Occident, ni les Seigneurs, ni les Rois, ni la Papauté ne purent supporter cette attitude pendant longtemps, et elle sera l’une des causes de leur perte.

Enfin, les Templiers tentèrent, semble-t-il, de mettre fin à la rivalité entre chrétiens et musulmans en préparant le syncrétisme des religions du Livre. Ils ont essayé, et nous touchons là un des mystères de l’Ordre, de réaliser une forme de christianisme œcuménique très large, acceptable pour les uns et les autres, et englobant dans un tout cohérent, les tendances les plus diverses de la pensée occidentale et des pensées orientales, en particulier islamique.

Cette recherche d’unité allait, par conséquent, les conduire à imaginer un nouveau type de société, qui allait bouleverser la vie du Moyen-âge. Estimant que le Christ était venu pour réunir tous les hommes, les Templiers avaient fait serment de ne pas combattre d’autres chrétiens et ne traitaient pas les païens comme des ennemis. Certes, ils avaient dû lutter contre eux, mais ils avaient aussi dialogué, essayé de les comprendre, sans pour autant remettre en cause leur propre foi. Gardiens de la Terre Sainte, ils la voulaient une terre d’unité, pour les vivants de toutes religions. Allier la puissance, la richesse, la force politique aux plus hautes réflexions philosophiques, tel fut, peut-être leur projet et leur but.

Cette ambition stimulée par une réussite totale dans tous les domaines, portait en elle, les germes mêmes de sa destruction.

S’ils ont fasciné « les gens du siècle », les seigneurs, les autres ordres de chevalerie, ils en ont également provoqué l’hostilité.

En 1244, Jérusalem tombe aux mains des païens et l’armée franque est défaite. En 1291, la prise de Saint Jean d’Acre marque la fin des États Latins d’Outre-mer. Les Templiers se retirent alors vers Chypre, la Sicile et la France. Cette France qu’ils n’ont jamais véritablement quittée, ils la retrouvent au bord d’un gouffre financier. En l’an 1306, l’émeute secoue les rues de Paris et le roi Philippe le Bel est contraint de se placer pendant quelques temps sous la protection du Grand Maître, Jacques de Molay, dans l’enceinte du Temple.

Ambitieux, jaloux, soucieux de préserver la royauté, Philippe le Bel encouragé par son principal conseiller Nogaret, rêve d’abattre l’Ordre et de s’emparer de ses richesses. Le roi tient à sa merci le Pape Clément V. élu grâce à son appui, au Conclave de Pérouse en 1305 et qui, craignant pour sa sécurité dans Rome, est venu s installer en Avignon, au milieu d’une cour presque exclusivement française. Clément V.  faible et hésitant, laissera Philippe le Bel et ses ministres préparer la machine qui  broiera l’Ordre du Temple.

Le 13 Octobre 1307, selon les directives de Nogaret expédiées secrètement aux officiers royaux, les Templiers de France se laissent arrêter sans résistance et jeter en prison, ne pouvant croire à une telle forfaiture. Commencèrent alors les procès que nous connaissons, les aveux, les rétractations, les tortures, les accusations les plus monstrueuses. Le sang, les crachats souillent la blancheur du manteau de ces moines-soldats qui traversaient naguère, au grand galop de leurs chevaux, les provinces du royaume de France où, de commanderie en commanderie, de château en château, ils jetaient les fondements d’une vie et d’une société nouvelle, imaginée à l’ombre des collines de Jérusalem.

Certes, la conduite de quelques-uns permit de fonder bien des accusations, car avec le temps et l’élargissement du recrutement, certains membres de l’Ordre s’étaient écartés de la Règle primitive et sévère instaurée à la fondation. Et si ce relâchement de la doctrine et de la morale avait affaibli les structures templières, l’Ordre restait malgré tout la source authentique d’un renouveau que cette époque ne pouvait supporter.

Le 3 avril 1312, par la bulle  »Vox in Excelsis » Clément V, sans toutefois le condamner, prononce la suspension modo provisionis de l’Ordre du Temple, en attendant la convocation d’un concile qui n’aura jamais lieu. Deux ans plus tard, le 18 mars 1314, sur ordre de la justice du roi Philippe le Bel, Jacques de Molay, dernier Grand Maître de l’Ordre, meurt comme relaps sur un bûcher dans l’île aux juifs (île Saint Louis) à Paris.

Mais en ce soir tragique de mars 1314 seule l’enveloppe chamelle du Temple est réduite en cendres. Seuls des hommes ont brûlé et les flammes qui les consumèrent n’ont pas détruit ce qu’ils portaient en eux, l’Esprit de l’Ordre, son message d’harmonie et d’équilibre qui flotte à jamais sur le temps.

Texte de ROBERT G.

SUCCESSION

L’un des points les plus controversés par les historiens a été la succession, véritable ou hypothétique de l’Ordre du Temple. Plusieurs obédiences templières se réclament, il est vrai, de cette succession.

Le Grand Prieuré de France est rattaché historiquement à l’O.S.M.T.H. (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani). Tout porte à croire que cet Ordre serait parmi les plus crédibles des Obédiences templières.

Le plus important, pour ceux qui désirent faire partie de la chevalerie templière, est de pratiquer l’Idéal de l’Ordre du Temple. Depuis 1374, la succession de l’Ordre a survécu dans plusieurs pays, notamment en Espagne et au Portugal. Également dans d’autres pays, mais de manière clandestine. Une des filiations probables serait celle de Jean Marc Larmenius. C’est à ce dernier que Jacques de Molay aurait confié ses pouvoirs à travers la Charte dite de « Larmenius ».

Le 13 février 1324, le décret de transmission perpétua l’Ordre à travers les siècles. Cette charte a été signée par tous les Grands Maîtres qui se sont succédés jusqu’à nos jours. De grands noms de l’aristocratie, tels Bertrand du Guesclin, se sont retrouvés à la tête de l’Ordre.

En Espagne, l’Ordre de Montesa devint le successeur légitime du Temple. En 1319, le Maître de l’Ordre de Calatrava envoya dix chevaliers pour former une nouvelle Milice, à la suite d’un accord signé avec le Pape Jean XXII. Au Portugal l’Ordre prit le nom de l’Ordre Militaire du Christ. Il fut fondé le 15 mars 1319, par l’ancien Maître de l’Ordre d’Avis, Frei Gil Mortins, et comme en Espagne, avec l’accord du Pape Jean XXII.

En France, l’Ordre vécut dans la clandestinité. En 1705, le Régent Philippe, duc d’Orléans en devint le Grand Maître et modifia les statuts. Les Templiers de Larmenius, furent considérés à Paris comme les dignes successeurs du Temple. Au début du XIXème siècle, Bernard Raymond Fabré-Palaprat devint Grand Maître.

A partir de 1827, il n’y eut plus de Grands Maîtres, mais des Régences. La guerre de 1940 et l’occupation de la Belgique par les Allemands menacent l’existence de l’Ordre. Le Frère Émile Clément Joseph Vandenberg, Régent depuis 1935, fit remettre les Archives de l’Ordre au Frère Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes, Grand Prieur du Portugal. Par Décret Magistral du 23 décembre 1942, il lui fit transmettre la Régence et la garde de l’Ordre avec tous les pouvoirs, droits et prérogatives de la Grande Maîtrise.

En date du procès-verbal du 20 août 1948, le Prince Régent, Don Antonio Campella Pinto de Sousa Fontes, désigne comme successeur à la régence, son unique fils, Don Fernando Campella Pinto Pereira de Sousa Fontes, actuellement Prince Régent de O.S.M.T.H.

TEMPLIER D’AUJOURD’HUI

De nos jours encore, le nom de « Templier » évoque un aspect magique et mystérieux. Depuis l’extinction officielle de l’Ordre du Temple en 1314, les Templiers ont attiré l’attention des foules, et déchaîné les passions, bonnes et mauvaises.

La succession officieuse de l’Ordre a aussi fait l’objet de multiples recherches par d’éminents historiens. Ici encore, les passions se sont données libre cours. Vraie ou fausse cette succession a permis à nombreuses Obédiences templières de se réclamer de cet héritage spirituel. Quoi qu’il en soit, tous ces différents groupes recherchent à travers cet héritage, le même idéal : Amour, Sagesse, Élévation Spirituelle de l’homme, Épanouissement personnel.

Être Templier aujourd’hui, c’est essayer de sauvegarder toutes ces valeurs, qui ont fait la richesse de notre civilisation et de les transmettre à notre tour. Être Templier aujourd’hui, c’est essayer, à travers la vision futuriste de la Chevalerie du Temple, de continuer en l’adaptant à notre temps, l’œuvre entreprise par nos Aînés.

Ceux-ci avaient pour règle, le courage, la bravoure, la loyauté. Ils avaient pour but, la sauvegarde de ces mêmes valeurs, et la défense de la Chrétienté. Aujourd’hui, la Chevalerie n’a d’autre armure que l’Amour, la Tolérance, l’Abnégation et le Dévouement. Elle n’est plus une noblesse de nom mais de cœur.

La Chevalerie, longtemps délaissée, revient en force. Sans doute parce que l’Homme, à notre époque actuelle, manque d’un idéal et de buts dans sa Vie. L’affairisme, la convoitise, le matérialisme à outrance sont les ennemis du Chevalier.

Être Templier aujourd’hui, c’est essayer de retrouver le juste équilibre.

PRINCIPE FONDAMENTAL

Obligation est faite à tous les templiers du Grand Prieuré de France de n’appartenir, sous peine d’exclusion immédiate, directement ou indirectement à aucune organisation tendant à provoquer la discrimination, la haine et la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Fort de ces dimensions, le templier pourra au titre de membre d’un ordre héritier spirituel et traditionnel de l’ordre du temple, travailler aujourd’hui à la réalisation des mêmes buts qui ont animé les anciens frères templiers, soit :

Participer activement à la création d’un monde dans lequel tout être humain puisse se réaliser pleinement dans l’épanouissement harmonieux et équilibré de toutes ses possibilités

Perpétuer les nobles traditions de notre ancienne chevalerie.

Défendre les libertés acquises, la promotion des réformes nécessaires, la pratique des œuvres de miséricordes, de bienfaisance et de charité.

La spiritualité templière, porteuse d’un christianisme œcuménique très large se différencie de celle des églises et en particulier de l’église catholique romaine ; de même qu’elle se différencie des divers et nombreux mouvements, comme la Franc-Maçonnerie, qui s’en sont parfois inspirés. Sans réfuter ni repousser les uns et les autres, on peut considérer que son approche tout en étant médiane, se situe plus, dans la dimension ésotérique que exotérique, le tout, au service et avec un profond respect de l’homme.

Source : www.osmthfrance.fr

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( 8 avril, 2017 )

L’esprit de Chevalerie au quotidien.

Être Chevalier aujourd’hui : L’Esprit de Chevalerie au Quotidien

Le Grand Prieuré National de France de l’Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani est une association à buts non lucratifs qui s’engage à offrir la garantie à chaque Templier, Commanderie, Bailliage, d’un fonctionnement porteur des hautes valeurs héritées des Neuf Pauvres Chevaliers du Christ dans la fraternité du cœur. 

Etre Chevalier O.S.M.T.H. aujourd’hui, c’est s’inspirer des valeurs chevaleresques, suivre ces hommes épris d’un Idéal élevé, éclairés par l’esprit de LA DEVISE DE L’ORDRE HIER ET AUJOURD’HUI :

NON NOBIS DOMINE, NON NOBIS

SED NOMINI TUO DA GLORIAM.

Si le combat a changé de nature, il reste d’actualité dans un monde où les valeurs humaines sont trop souvent bafouées. Tout Chevalier se doit, sous peine d’être exclu de l’Ordre, de respecter un code de conduite respectant cet Idéal. Appartenant à un Ordre héritier spirituel et traditionnel de l’Ordre du Temple, le Templier moderne participe activement à la création d’un monde dans lequel tout être humain pourra se réaliser pleinement dans l’épanouissement harmonieux et équilibré de toutes ses possibilités. Il perpétue les nobles traditions de l’ancienne Chevalerie. Il défend les libertés acquises, la promotion des réformes nécessaires, la pratique des œuvres de miséricorde, bienfaisance et charité.

Les 12 commandements du Templier moderne.

 Souviens-toi toujours de l’exemple des anciens Templiers et des principes de notre Charte. 

 Combats sans relâche pour les Droits de la personne humaine et la défense des plus faibles et des opprimés.

 Combats aussi pour la sauvegarde des valeurs humaines universelles. 

 Commence par t’améliorer toi-même avant de prétendre améliorer les autres et le monde autour de toi. 

 Conforme ta vie à tes convictions profondes, sans hypocrisie et en respectant toujours les convictions d’autrui. 

 Sois toujours franc dans tes propos, loyal dans ta conduite. 

 Sois toujours fidèle à tes engagements et honore la parole que tu as donnée. 

 Ne chéris vraiment rien autant que la spiritualité, la fraternité, l’amitié. 

 Préfère toujours le dialogue et la concertation à l’affrontement et à la guerre.

 Affronte avec courage toutes les difficultés auxquelles tu es confronté, sachant que tu trouveras en toi-même et dans ces principes élevés la force nécessaire à traverser ce champ d’expérience et d’évolution. 

 N’oublie jamais que tes droits fondamentaux et ta liberté s’arrêtent là où commencent ceux d’autrui. 

 N’oublie jamais que la valeur d’un être humain repose dans ce qu’il est vraiment, non dans ce qu’il possède ou paraît être. 

Quelques conseils de règle de vie.

Marche tranquillement au milieu de la hâte et du bruit et rappelle-toi quelle paix il peut y avoir dans le silence. 

Autant que possible et sans te soumettre, sois en bons termes avec tous. 

Dis la vérité tranquillement et clairement et écoute les autres, même les sots et les ignorants, ont eux aussi leur histoire. 

Evite les gens bruyants, ils sont une offense à l’esprit. 

Si tu te compares aux autres, tu risques de devenir vaniteux ou amer car il y a toujours des gens plus grands ou plus petits que toi. 

Réjouis-toi de tes réalisations autant que de tes projets. 

Intéresse-toi à ta carrière, mais reste humble, ce sera ta richesse dans les fortunes changeantes de la vie. Sois prudent dans tes affaires car le monde est plein de pièges. 

N’oublie pas que la vertu existe, que beaucoup combattent pour un Idéal et que partout la vie est pleine d’héroïsme. 

Sois toi-même. En particulier ne feins pas l’affection. Ne sois jamais cynique à propos de l’Amour car, au contraire de l’aridité et du désenchantement, il se renouvelle comme l’herbe. 
Prends avec plaisir le conseil des années en abandonnant gentiment les pensées de la jeunesse. 

Nourris la force de l’Esprit pour te renforcer contre les ennuis imprévus. Mais ne te laisse pas décourager par des idées imaginaires. 

Beaucoup de craintes naissent de la fatigue et de la solitude. Evite-les. 

Dans une stricte et fertile discipline, sois aimable avec toi-même. 

Tu es un enfant de l’Univers autant que les arbres et les étoiles. Comme eux, tu as le droit d’exister. Que cela soit clair ou non pour toi, tu ne peux douter du fait que le monde est bâti comme il doit l’être. 

Sois donc en paix avec Dieu, quelle que soit la conception que tu en as. 

Quelles que soient tes peines et tes aspirations, dans la bruyante confusion de la vie, sois en paix avec ton âme car, malgré la tromperie, la honte et les rêves brisés, le Monde est encore beau. 

Enfin, sois prudent et bats-toi pour être heureux.

Source : www.osmthfrance.fr

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( 7 avril, 2017 )

Les Commandeurs d’Avignon

Maison du Temple d’Avignon

Localisation: Maison du Temple d’Avignon

Maison du Temple d'Avignon

On ne sait pas comment fut fondée la maison du Temple d’Avignon et le cartulaire de la commanderie du Port de Rognonas ne donne aucun renseignement à ce sujet. La seule chose dont nous puissions être convaincus reste dans le fait qu’il y avait des relations très étroites entre les commanderies d’Arles et d’Avignon. Cette union se rencontre dans le titre donné aux supérieurs pendant près de cinquante ans: commandeur d’Arles et d’Avignon uniquement lorsque le supérieur traitait des affaires concernant cette dernière. Toutefois quelques commandeurs titulaires seront signalés au XIIIe siècle, mais ce sera après le chapitre général de 1270 qu’Avignon aura une liste de commandeurs titulaires bien à elle, et cela correspond à un fait politique: la ville devint dépendante du comte de Provence de la maison d’Anjou.

Quoiqu’il en soit, la maison du Temple en tant que construction est connue depuis 1174. Au fur et à mesure de la lecture des actes nous constatons que la commanderie comprenait deux maisons: l’une à l’intérieur de la ville et la seconde sur la Durance que l’on appelait le Port de Rognonas. Les templiers avaient d’ailleurs un important domaine sur la rive gauche de la Durance au lieu dit encore de nos jours Les Templiers. Les frères de l’Ordre pratiquaient l’élevage et la culture mais c’est surtout sur le péage qu’ils eurent à intervenir.

La maison du Port de Rognonas est surtout intéressante par les donations qui y furent faites au XIIe siècle. Les biens s’étendaient sur les territoires de Graveson et de Maillane. Le premier commandeur que nous connaissions s’appelait Raymond. Nous le trouvons dans un acte de donation passé le 13 mars 1214. La liste que nous donnons laisse bien entrevoir la liaison durable entre Arles et Avignon.

Les Templiers de la future ville papale avaient une chapelle bien à eux, mais pas d’église ouverte au public. Ce ne sera qu’en 1273 que l’évêque permettra à Guigues, commandeur d’Avignon de posséder une église et un cimetière avec tous les droits de paroisses.

Maison du Temple d’Avignon

La maison du Temple d’Avignon, dès l’origine, prend place dans la paroisse Saint-Agricol, un quartier périphérique en plein développement incluant notamment le bourg de la « Vinea episcopalis

Or, le voisinage immédiat de la commanderie avec ce bourg relevant de la seigneurie épiscopale conduit à penser que la cession du terrain initial a été effectué par l’évêque. Pour autant, il serait bien téméraire de proposer le nom d’un prélat.

Avignon connaît d’abord une longue atonie: si la maison est créée dès les années 1170, les acquisitions ne débutent vraiment qu’au milieu du XIIIe siècle. L’accumulation repose avant tout sur des achats, même s’il y eut toujours quelques donations.
Ceci peut expliquer que la richesse acquise par les commanderies immédiatement postérieures – Arles, Saint-Gilles – ou a fortiori un peu plus tardives – Montfrin, Avignon – se soit fondée avant tout sur des achats. Il est patent, en effet, qu’en ville, l’accumulation repose d’emblée sur une politique planifiée d’achats. Sans doute y trouve-t-on moins de donateurs car il y a moins à donner: au sein d’espaces déjà bien occupés et valorisés, les opportunités de dons sont sans doute plus rares et les concurrences économiques plus vives.
Le cas d’Avignon montre bien le processus de création d’une commanderie secondaire à partir d’une maison-mère: c’est en effet le commandeur d’Arles Guilhem de Solliès qui assure les débuts du nouvel établissement entre 1188 et 1198 en gérant les acquisitions foncières.

Il opère alors sous le titre de « preceptor domus milicie Arelatensis et Avinionensis »: « Chartier du Temple d’Avignon. »
Ses successeurs portent encore la double titulature et ce n’est que très tardivement, une fois sans doute l’emprise foncière suffisamment établie, que la maison d’Avignon s’affranchit de celle d’Arles en obtenant son propre commandeur.
Dès 1213, la maison a un commandeur attitré, mais par la suite, on retrouve à de nombreuses reprises des dirigeants de la maison d’Arles à sa tête. Ce n’est qu’à partir de 1263 sous Géraut, qui termine sa carrière à Avignon (1263-1268) après un très long préceptorat à Arles (1239-1263), que le titre unique de commandeur d’Avignon est définitivement reconnu.

Le statut de commanderie ne suppose pas obligatoirement la présence d’un lieu de culte: la maison d’Avignon doit avoir ce titre dès le début du XIIIe siècle, si ce n’est avant, et n’obtiendra pourtant une chapelle qu’en 1273:

Les Templiers ont commencé à acquérir des biens en 1174, mais ils ont peut-être pris pied dans la ville vers 1150, selon l’interprétation que l’on fait de la clause d’exclusion de certains groupes privilégiés (églises, chevaliers, comte) inscrite dans les transactions effectuées par le chapitre. Ainsi à cette date, le chapitre vend une maison « exceptis militibus et eorum filiis, comitibus et eorum baiulis, hospitalibus et cavallarie et clericis, preter nos », Cartulaire du Chapitre de Notre-Dame de Doms, nº 120. « Cavallarie » pourrait en effet s’appliquer aux Templiers. La maison, elle, est citée pour la première fois en 1197: « Chartier du Temple d’Avignon »

Si cette expansion territoriale est représentative d’une importante commanderie, celle d’Avignon, réalisée tardivement, apparaît par contraste modeste. Les biens agricoles acquis ici sont beaucoup plus proches de la ville qu’ils ne le sont à Arles. C’est en effet dans l’espace périurbain voisin de la commanderie que le premier noyau foncier est constitué (fig. 12). Les actes les plus anciens portent sur l’Estel, un terroir enrichi par les alluvionnements du Rhône. Mais c’est surtout dans les années 1250-1260 que l’ordre accentue là sa prise de possession: « Chartier du Temple d’Avignon. »

Les Templiers y tiennent des jardins, qu’ils concèdent en emphytéose: « Chartier du Temple d’Avignon. Si de rares jardins atteignent 8 éminées, leur taille moyenne est modeste: un quart d’éminée pour la plupart, c’est-à-dire 213 m2 environ (d’après l’équivalence donnée par A.-M. Hayez, « Les bourgs », page 92) »

A Avignon, il possédait un four à pain au quartier de la Mercerie: « Chartier du Temple d’Avignon, nº 15 (16 mars 1223). Mais ces droits ne sont pas forcément très rémunérateurs: en 1213, l’ordre préfère échanger sa part sur un four contre des droits sur un jardin à l’Estel, nº 10. »

Peut-être relativement tôt, ils ont traversé le Rhône pour rassembler quelques vignes et oliviers à Monteau (de nos jours il reste en souvenir, le Chemin de Monteau): « Chartier du Temple d’Avignon. »

Un peu plus tardivement, ils s’intéressent surtout à une autre partie du territoire communal, de l’autre côté de la Durance. Ils s’efforcent d’y constituer un ensemble cohérent par achats et échanges, avec l’aide d’un protecteur influent, Peire de la Milice: « Chartier du Temple d’Avignon et interventions de Peire de la Milice. »

C’est là qu’ils implantent l’unique grange de la commanderie, mentionnée seulement en 1308. Toujours après 1250, ils rassemblent également des terres au Clos de Piccarel, notamment grâce aux dépossessions de la famille du même nom « Chartier du Temple d’Avignon. Il s’agit de terres à blé, dont les surfaces varient entre 2 et 10 éminées, soit de 1700 m2 à 5800 m2 environ. »
Trois pôles fonciers périurbains se détachent donc: l’Estel, le Clos de Piccarel et le terroir de Rognonas-Barbentane. L’accumulation ne démarre vraiment qu’à partir du milieu du XIIIe siècle et malgré des efforts intenses, la commanderie d’Avignon restera d’importance moyenne.

Comme à Avignon, le patrimoine immobilier est dans sa grande majorité composé d’hôtels, c’est-à-dire de demeures construites pour durer. Outre le voisinage de la commanderie, la prépondérance écrasante de la paroisse de la Major s’explique par le fait qu’il s’agit d’un quartier périphérique relevant du Bourg Neuf, en plein développement au moment où les Templiers investissent la ville. Les possibilités d’acquérir des constructions, voire d’y faire bâtir de nouvelles maisons – mais les sources sont peu disertes là-dessus -, sont donc sûrement plus ouvertes que dans le centre ancien de la Cité et du Vieux Bourg tenus par l’archevêque et par les chevaliers.

Dans ce quartier du Bourg Neuf, tenu de l’archevêque par les Baux, le comte de Provence possédait avant 1207 une large bande de terrain longeant le Rhône. Or, puisque c’est précisément dans ce secteur qu’il faut situer la maison templière, l’hypothèse d’une concession du terrain par le comte – alors Raimon Bérenger II – n’est pas à exclure. A Avignon, même s’il faut attendre une date assez avancée (1259) pour vérifier la présence des Templiers dans la paroisse Saint-Agricol, il est probable que ceux-ci s’implantentdès l’origine à l’endroit où s’élève aujourd’hui leur chapelle 

Plan de la commanderies du Temple.

Templiers.net

Il s’agit, là encore, d’un secteur marqué par une urbanisation rapide: le bourg dit de la Vigne épiscopale se lotit, tandis que les Avignonnais élèvent leur enceinte. La commanderie prend place à l’intérieur, tout près d’une porte: L’enceinte est sûrement érigée lorsque l’ordre implante sa maison,

Les données textuelles et archéologiques ont permis de préciser le cadre topographique de l’installation templière, La situation intra muros reste pourtant relativement rare.

La mainmise templière sur les biens urbains à Nîmes, Avignon et Arles illustre une constante dans la politique foncière des ordres militaires. A Aix, le chartrier, bien qu’à l’état d’épave, permet de deviner que les Templiers ont cherché à regrouper leurs maisons et que les rentes perçues sur ces dernières étaient largement complétées par les vignes périurbaines et les jardins. 

L’église templière de Notre-Dame de Bethléem à Avignon constitue, avec Saint-Jean d’Aix, le plus ancien témoin provençal d’une architecture gothique importée du nord de la France. De taille plus modeste, elle ne bénéficie pas d’un éclairage documentaire équivalent à celui de la fondation aixoise. Toutefois, la stricte parenté stylistique et la synchronie des deux constructions invitent à s’interroger sur le rôle que put jouer, à Avignon également, le prince angevin, seigneur de la ville. Il ne s’agit pas d’un patronage aussi clair qu’à Aix, car celui-ci aurait probablement laissé quelques traces dans les registres angevins, soit à Naples, soit en Provence. Mais il est possible que Charles Ier ait eu une part, au moins indirecte, dans la construction de cette chapelle. Livrons quelques indices à l’appui de cette hypothèse. Il faut d’abord rappeler que, dans cette ville, le développement tardif de l’ordre coïncide nettement avec la suppression de la commune et donc avec le triomphe du pouvoir comtal (1251). L’autorisation d’édifier le monument relève d’un évêque plus susceptible que ses prédécesseurs d’être attentif aux frères. Robert d’Uzès est issu d’un lignage qui, on l’a vu, a témoigné ses faveurs à l’ordre. Il bénéficie de toutes les attentions de Clément IV – celui là même qui a fait de Charles Ier le champion de la papauté – et le sort de la Terre sainte ne l’indiffère pas. Il fut d’abord chapelain d’Urbain IV en 1264. Puis, transféré en 1267 du siège de Valence à celui d’Avignon à l’initiative du pape, ce dernier lui adressa une correspondance régulière tout au long de son épiscopat. Dans son testament dicté en janvier 1279, il dispensa une somme d’argent pour la Terre sainte, ce qui n’était plus si courant à cette époque, « Gallia Christiana Nivissima Avignon. »

Une dernière conjonction événementielle est extérieure au microcosme avignonnais. En mai 1273, Guillaume de Beaujeu est élu maître du Temple. Sa famille est depuis longtemps liée aux Capétiens et il va très vite s’affirmer comme l’homme de Charles d’Anjou:

Sa première tâche est d’assister au IIe concile de Lyon qui s’ouvre en mai 1274, avec pour programme, l’organisation de la croisade et la réforme des Ordres militaires. Le nouveau maître en profita pour visiter quelques commanderies du royaume de France: la Chronique du Templier de Tyr mentionne en effet une tournée du haut dignitaire, sans plus de précision: « G. Raynaud, Les Gestes des Chiprois. Recueil de chroniques françaises écrites en Orient aux XIIe et XIVe siècles, Genève, 1887, pages 201-202, et 383 »

Entre mai 1273 et mai 1274, il a pu passer par la vallée du Rhône pour rejoindre Lyon. Or c’est précisément dans cette fourchette chronologique, en septembre 1273, que les Templiers d’Avignon obtiennent le droit d’élever leur chapelle par l’entremise de Guilhem de Saint-Jean, commandeur de Toulouse, et procureur du maître en Provence, Roncelin de Fos. Peut-être Guillaume de Beaujeu put-il intervenir personnellement auprès de Charles Ier ou d’autres autorités locales, pour hâter les décisions ?

Le développement des zones de cultures intensives ceinturant les villes, comme la demande croissante en produits manufacturés, ont entrainé l’enrichissement d’individus désormais capables d’investir dans la terre. Les nouveaux partenaires des Templiers, en ville, sont désormais ces vendeurs de peaux, de draps, d’épices, de cuirs ou de bois, ou bien ces manieurs d’argent, auxquels sont consentis des dizaines de baux portant sur des vignes, des jardins, des hôtels ou des ateliers. Ainsi, en octobre 1303, sur quarante-neuf reconnaissances emphytéotiques obtenues par la commanderie d’Avignon, un minimum d’une quinzaine sont passées par des représentants de ces nouvelles élites économiques: « Chartier du Temple d’Avignon, nº 80: deux piperarii, speciator, sabaterius, canabasserius, quatre fusterii, mone-tarius, draperius, deux corderii, pistor, curator. Parmi les autres emphytéotes ne déclarant pas leur origine, on trouve quelques chevaliers, des juifs, un ortolanus, le reste relevant probablement de la bourgeoisie. »

Leur ascension rejoint celle de la bourgeoisie marchande des cités portuaires comme Marseille qui, on l’a vu, a trouvé avec les commanderies bien des terrains d’entente. Des juifs apparaissent également comme des clients privilégiés de la commanderie d’Avignon qui possédait plusieurs maisons dans la Juiverie, paroisse Saint-Pierre, en concurrence avec l’Hôpital.

Chapelle des Templiers à Avignon
Ils vinrent s’établirent à Avignon dès la moitie du XIIe siècle, mais au moment de leur arrestation, leur église était à peine achevée depuis quelques lustres. Bien que leur succession ait été attribuée aux Hospitaliers, ceux-ci ne purent s’en rendre possesseur qu’en 1379, la Maison du Temple avait été en effet affectée à une livrée cardinalice.

Des anciens bâtiments, on n’a conservée qu’une chapelle en deux étages, qui daterait de 1273, la partie basse sert aujourd’hui d’écurie et de remise, la partie haute de salle à manger à l’hôtel du Louvre. Celle-ci comporte seulement trois travées fermées à l’est par un mur droit. La fenêtre qui éclaire ce côté est divisée en deux grandes formes avec quatre feuilles dans le tympan, chacune d’elles est subdivisée en deux autres formes semblables. Les fenêtres du midi sont de même composition, mais ne sont partagées que par un seul meneau. Deux fausses fenêtres ont été marquées aussi au nord dans les deuxième et troisième travées.

COMMANDEURS

le 29 Janvier 1120 à Avignon, Lauger, évêque de cette ville, concède à Hugues de Payns, maître du Temple, l’église de Saint Jean Baptiste, Avignon. On suppose que cette église, aujourd’hui disparue, se trouvait à l’emplacement de la rue Saint Agricol. (Cartulaire d’Albon).

Cette Maison est soumise constamment à l’autorité du commandeur d’Arles et nous voyons plusieurs de ces baillis intervenir dans les actes se rapportant à Avignon. Ce sont:
Guillaume de Soler (Guillelmus de Soler) – 1189,1196
Guillaume de Saigon (Guillelmus de Sannone) – 1203
Pierre de Châteauneuf (Petrus de Castronovo) – 1215-1219
Gui de Brissac (Guido de Brissaco) – 1230
Guiraud (Guiraudus) – 1263
Jausserand de Planzolles (Jauceranus de Plansolis) – 1305

Ceux-ci portent souvent le titre de « Commandeur de la chevalerie du Temple d’Arles et d’Avignon. » Dans un texte de 1219, il est fait mention de Pierre de Châteauneuf qui intente un procès au nom de la maison d’Avignon, et de Pierre Guilha, Commandeur d’Avignon, qui se présente comme témoin. Cette maison à, en effet, ses propres commandeurs, dont la liste suit.

Jacques de Malavalle (Jacopus de Malavaille) – 1306-1308
(Probablement Maleville, Aveyron, arr. de Villefranche.)
Olivier de Virac (Oliverius de Viraco), lieutenant de Jacques de Malavalle.

Maison du Temple d’Avignon

Le Petit Louvre se dresse actuellement sur l’emplacement d’une ancienne Maison des Templiers édifiée en 1273.

Cet édifice est d’un grand intérêt pour l’histoire de l’architecture gothique en Provence ; d’une part parce qu’il présente une architecture déjà aboutie d’inspiration septentrionale, qui paraît novatrice et assez isolée dans une région où les témoins conservés d’architecture religieuse du XIIIe siècle sont assez rares, d’autre part parce que son édification entre 1273 et 1281 en fait le seul témoin important d’une architecture gothique à Avignon antérieure à l’arrivée des papes. Il est le premier édifice de style gothique en Provence, avec l’église de Saint-Jean-de-Malte à Aix.

Sous la Révolution française la Maison des Templiers sera détruite, la chapelle seule restera le témoin de l’époque des Templiers. La chapelle devient alors bien national.

De nos jours, Le Petit Louvre est un centre de congrès

Guillaume de Soliers, 1189-1198, commandeur d’Arles

Guillaume de Sannone, 1203, commandeur d’Arles

Raimond, 1204

Pierre de Châteauneuf, 1215-1219, commandeur d’Arles

Pierre Guilha, 1219-1224

Gui de Bruissac, 1230, commandeur d’Arles

Bernard, 1237-1241

Artaud, 1244

Etienne, 1253-1254

Isnard, 1259

Guiraud, 1263, commandeur d’Arles et d’Avignon seulement 1264-1268

Guigue, 1270-1276

Guillaume Clari, 1276-1279

Raimond Chansiscle, 1279-1280

Guillaume lo Cues, 1281

Bernard Lavandier, 1282

Guillaume Pelestrot, 1284-1285

Guillaume lo Cues, 1286-1289

Pierre Lareisutz, 1293

Bernard d’Asperellis, 1294

Pierre Roques, 1295

Jean de Montreal, 1298-1300

Jauceran de Plauzol, 1305, commandeur d’Arles

Jacques de Malval, 1306-1308 commandeur d’Avignon

 

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